Une surprise de taille signée Neural DSP
Salut tout le monde !
Je ne m’attendais pas à ça aujourd’hui : un nouveau plugin Archetype de Neural DSP vient de sortir, et cette fois, c’est au tour de Misha Mansoor, le guitariste de Periphery. Autant dire qu’on pouvait s’attendre à du gros son, du très moderne, et à quelques surprises du côté de la créativité sonore.
Alors forcément, j’ai voulu l’essayer tout de suite. Je l’ai téléchargé, installé, et on a découvert ensemble ce qu’il a dans le ventre.
Installation rapide et sans douleur
Comme toujours avec Neural DSP, l’installation est fluide.
Je télécharge la version d’évaluation du plugin directement depuis leur site, je lance le setup, et tout est déjà bien organisé. Je ne garde que les versions VST et VST3 — pas besoin du AAX.
Je les installe dans mes dossiers habituels, bien rangés sur mon disque audio.
Une fois le tout installé, direction Reaper, où je charge le plugin sur une track de guitare.
Pour enregistrer le son dans la vidéo, j’envoie le tout vers OBS. Si ça vous intéresse, d’ailleurs, je pourrais vous montrer comment router vos plugins Neural DSP dans OBS, Teams ou même Messenger. C’est un petit setup maison que j’utilise, super pratique pour faire des démos sans passer par des interfaces compliquées.
Découverte du plugin
À l’ouverture du Archetype: Misha Mansoor, on retrouve la présentation familière des autres plugins Neural DSP, mais avec quelques particularités bien à lui.
En haut, les contrôles standards :
- Noise gate,
- Transpose,
- Doubler.
C’est devenu classique dans la série Archetype.
Mais tout de suite, je remarque une section expérimentale assez unique, pensée pour aller loin dans la création sonore — du pitch bending, de l’envelope filter, de l’harmonizer, des textures ambient et glitch. On sent tout de suite que ce plugin n’est pas juste un simulateur d’ampli, mais un terrain de jeu complet pour qui aime explorer.
Côté amplis, on en retrouve trois modèles principaux :
- Un ampli clean,
- Un high-gain typé américain inspiré d’un 5150,
- Et un autre plus British, plus tranchant dans les médiums.
On peut aussi lier ou délier les simulations de haut-parleur, et la section de cab/micro est toujours aussi complète et intuitive.
Les effets préamplis : du sérieux
Dans la section “préamp”, on retrouve quelques incontournables :
- Un compresseur,
- Un écho,
- Un Dual Octaver et un Harmonizer,
- Et surtout, le fameux Precision Drive de Horizon Devices, la pédale signature de Misha Mansoor.
C’est littéralement le cœur du son moderne “djenty” — celui qui découpe le mix sans jamais devenir boueux. Et évidemment, le plugin l’intègre parfaitement.
Il y a aussi un effet nommé Chaos… que je ne connaissais pas, mais qui promettait des textures étranges.
Premier contact avec le son
Je charge le preset de base, censé être “clean”… mais ce n’est pas si clean que ça.
Il y a déjà un peu de reverb, un léger chorus, et une belle rondeur dans les basses.
Franchement ? C’est sweet. Le chorus est magnifique, et ça m’a donné envie de creuser davantage la section d’effets.
Ce plugin semble vraiment pensé pour l’expérimentation — autant que pour le métal pur. Tout ce qui touche au son ambient, aux soundscapes, ou aux textures un peu planantes a sa place ici.
Les amplis à l’épreuve
L’ampli américain
Le premier ampli high-gain, clairement inspiré des 5150, délivre un son tranchant, massif, très moderne.
Les palm-mutes claquent, les harmoniques sortent facilement, et la dynamique est excellente.
C’est du Neural DSP pur jus : tout est déjà “mix-ready” en sortie de plugin.
Mais je note aussi une belle définition dans le gain — on reste capable de distinguer chaque note, même dans les accords les plus chargés.
L’ampli “British”
Le deuxième ampli, plus British dans l’esprit, manque un peu de basses dans ses presets d’origine, du moins avec ma première guitare. J’ai même fini par changer d’instrument pour mieux le tester — une guitare avec des micros plus puissants. Et là, magie : le son s’équilibre.
On retrouve ce côté “spongieux”, plus old-school, mais toujours avec une attaque précise et un sustain généreux.
Un plugin pensé pour le métal moderne
Clairement, ce plugin est taillé pour les guitaristes modernes — ceux qui jouent en 7 ou 8 cordes, ou qui aiment les accordages très bas.
Avec ces guitares, la réponse dans les basses devient parfaite : ronde, tendue, mais jamais brouillonne.
C’est propre, clair, ultra-compressé — exactement ce qu’il faut pour du métal moderne, du djent, du prog, ou du métal atmosphérique à la Periphery.
Les presets fournis vont directement dans ce sens :
- Des sons ultra tight,
- Des cleans texturés et spatialisés,
- Et des patches ambient qui transforment littéralement la guitare en synthé.
Exploration des effets : la folie créative
Là où Archetype: Misha Mansoor se démarque des autres plugins de Neural DSP, c’est dans sa section d’effets avancés.
On peut y créer des textures dignes de bandes-son, avec des modulations, des delays et des reverbs très profonds.
Certains modules semblent carrément pensés pour “détruire” le son dans le bon sens du terme :
du pitch qui bouge en temps réel, des filtres dynamiques, et des enveloppes réactives au jeu.
C’est un plugin qui pousse vraiment à expérimenter.
Et ça, c’est une facette qu’on ne retrouve pas forcément dans les autres Archétypes plus “classiques”.
Des sons propres, mais peut-être un peu trop “polis”
Si je devais pointer un petit bémol, c’est que le son global reste très poli, très “produit”.
C’est parfait pour enregistrer vite, sans se battre avec le mix, mais certains pourraient trouver que ça manque un peu de caractère brut.
Les cleans, par exemple, sont beaux, mais j’ai eu du mal à en trouver un hyper cristallin sans la moindre saturation.
On garde toujours une petite teinte “gritty”, un grain subtil. Ce n’est pas désagréable, mais ce n’est pas le clean vintage d’un Twin Reverb, disons.
Le rôle crucial du Precision Drive
Le Precision Drive, intégré au plugin, change littéralement tout.
C’est la clé du son moderne :
- Il resserre les basses,
- Accentue l’attaque,
- Et garde la clarté même avec beaucoup de gain.
Sans lui, les amplis sonnent plus ronds, plus mous. Avec lui, tout devient percussif, précis, et tranchant.
C’est aussi ce qui fait que ce plugin s’adresse surtout aux joueurs de métal moderne plutôt qu’aux amateurs de sons vintage.
Verdict final
Après plusieurs heures à tourner les boutons, tester des presets, et comparer les trois amplis, mon impression est claire :
le Archetype: Misha Mansoor est un plugin ultra-moderne, très bien pensé, et redoutablement efficace pour les sons high-gain et les textures ambient.
Les points forts :
✅ Une qualité sonore irréprochable.
✅ Des effets créatifs qu’on ne retrouve pas ailleurs.
✅ Une interface intuitive, fidèle à la philosophie Neural DSP.
✅ Le Precision Drive intégré, un vrai plus.
Les petites limites :
⚠️ Les cleans restent un peu “texturés”.
⚠️ Le caractère du son est très moderne — pas pour tout le monde.
Mais dans son domaine, il excelle.
Si vous jouez du métal prog, du djent, du métalcore, ou tout simplement si vous aimez explorer des sons massifs et ambiants, c’est un plugin qui mérite clairement sa place dans votre arsenal.
En conclusion
Archetype: Misha Mansoor n’est pas juste un simulateur d’ampli — c’est une machine à textures.
Un plugin capable de passer du mur de gain à l’atmosphère spatiale, sans jamais perdre la précision.
C’est propre, c’est moderne, et c’est inspirant.
Pas forcément le plus polyvalent de la série, mais certainement l’un des plus ambitieux.
Et si vous aimez les sons sculptés, compressés et pleins de sustain… préparez-vous à dire “wow”, vous aussi.